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Sceau personnel de JG Malliarakis

CHRONIQUE DE L'EUROPE LIBRE

VENDREDI 4 JUILLET 2003

UN SEUL COMBAT POUR L’EUROPE DES LIBERTÉS !

Économique... culturel... institutionnel...

Comme il en va de la plupart des psychodrames agités autour de ce qu’on appelle des dérapages verbaux, le soi-disant scandale autour des propos de Silvio Berlusconi n’aura duré que 48 heures. Certes on peut s’attendre à 6 mois d’insinuations constantes contre le gouvernement italien, du moins dans la presse française.

Le fait important des 6 mois à venir en Europe va être la préparation de la Conférence intergouvernementale qui se tiendra en octobre à Rome, puis les travaux et débats plus ou moins feutrés de cette "C.I.G.". Car c’est elle qui prend le relais de la convention Giscard et de son projet de Traité constitutionnel remis à Thessalonique le 27 juin.

Toutes ces procédures peuvent certes sembler très compliquées à une opinion franco-française que les médiats, les intellectuels et la classe politique hexagonale détournent de manière systématique des questions européennes.

Dans un pays qui accepte d’être gouverné par ce qu’on appelle l’article 49-3, dans un pays où une majorité écrasante de 399 députés sont élus en juin sur le simple adoubement d’un président sortant qui n’obtient même pas 20 % des suffrages exprimés en avril, dans un pays où le parti communiste dispose encore impunément d’un groupe parlementaire, dans un pays où les tribunaux sont compétents pour juger de l’histoire et incapables de conforter l’ordre public élémentaire – on conçoit que la classe parlante et dirigeante ne se préoccupe pas de faire savoir la manière dont l’Europe est dirigée, encore moins celle dont elle sera gouvernée demain, dès 2004 quand elle comprendra 25 États-Membres.

Le fond du débat dans lequel Silvio Berlusconi est partie prenante consiste à reconsidérer le rôle des comités franco-allemands qui précèdent chaque conseil européen et qui relayent aujourd’hui toutes les opérations socialisantes et technocratiques.

Les comités franco-allemands sont aujourd’hui totalement à bout de souffle. Le bel idéal de l’époque De Gaulle-Adenauer, repris par Giscard et Helmut Schmitt, encore vivace entre Helmut Kohl et François Mitterrand est en panne, depuis son échec dans la guerre de Yougoslavie en 1992 et surtout depuis l’élection de Chirac en 1995.

Ce fait pèse à de nombreux pays en Europe, dès lors notamment qu’ils récusent les systèmes de redistribution mis en place par les technocrates français avec le concours de la prospérité économique allemande, elle aussi mise à mal par le coût exorbitant de l’unification. Nous allons donc assister de plus en plus à une contestation de tous les mécanismes de subventions, de réglementation, de prétendue gouvernance économique d’un continent où les vraies questions sont ailleurs, questions de défense, de sécurité intérieure, de lutte contre l’invasion rampante résultant de l’immigration illégale, questions d’identité commune dans un monde où émergent de nouveaux blocs de puissance et d’influence.

Le choix radical sera entre ces deux Europes,

On ne peut donc plus dissocier la lutte contre les pratiques de redistribution et celle pour une Europe qui concrètement se donnera les moyens de défense nécessaires à sa survie.

On ne peut plus faire une distinction étanche, un cloisonnement pudique entre l’économique et le politique.

On ne peut plus ignorer que l’assaut contre la prospérité économique de nos pays demeure le fait de forces idéologiques dont l’affaire des intermittents du spectacle montre exactement comment elles se transfèrent immédiatement et spontanément elle-même, du front des retraites au front de leur pouvoir culturel subventionné.

C’est sur tous ces fronts qu’il faut donc lutter pour l’Europe des Libertés.

JG Malliarakis

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